Décriminalisation au Canada?

Décriminalisation au Canada?

Une étude réalisée en 2013 dans 150 pays par la London School of Economics a révélé que partout où la prostitution était légale, le trafic sexuel avait tendance à augmenter plutôt qu'à diminuer. Pourquoi? Parce qu'une fois que quelque chose est légal, la demande s’accroit.1

Puisque la prostitution est intrinsèquement dangereuse et préjudiciable, il n’y a pas beaucoup de femmes ou d’hommes qui y adhèrent «volontairement». Cela signifie que les trafiquants sexuels poussent les victimes dans le commerce du sexe par la force, la fraude ou la asservissement afin de réaliser un profit grâce à la forte demande pour le sexe commercial.

Qu'est-ce que la "décriminalisation" de l'achat de sexe? La décriminalisation de l'achat de sexe donne une approbation sociale à l'exploitation sexuelle.

La prostitution est un système d'exploitation sexuelle qui exige l'abolition et non pas une approbation sociale.2 C'est un système par lequel les acheteurs s’approvisionnent en biens sexuels « publics ». Ils s'attaquent aux membres vulnérables de la société et n’hésitent pas à utiliser la violence contre celles qui sont vendues pour des relations sexuelles. La décriminalisation de la prostitution ne corrige en rien les conditions d'inégalité, de maltraitance, de violence et de déshumanisation qui animent toutes les formes de prostitution. Tragiquement, elle les accepte.

Dans le meilleur des cas, la décriminalisation de l'achat de sexe peut être une tentative brute et naïve d'améliorer une exploitation sexuelle profondément enracinée. Au pire, décriminaliser la prostitution est une erreur judiciaire flagrante qui «fait disparaître» des violations flagrantes des droits humains en recourant à la fumée politique et à des miroirs qui permettent de tirer profit de la violence sexuelle et d'accéder au droit de certaines personnes à acheter d'autres êtres humains à des fins sexuelles. Bref, la décriminalisation accorde l'impunité aux proxénètes, les transformant comme par magie en entrepreneurs de bonne réputation à vocation sexuelle et transformant mystiquement les acheteurs de services sexuels en clients respectables.

Questions concernant la "décriminalisation" de l'achat de services sexuels:

  • L'achat de services sexuels sera-t-il déductible d’impôt pour les entreprises?
  • Les députés feront-ils des demandes de remboursement pour l'achat de sexe?
  • La jeunesse canadienne sera-t-elle "préparée" à vendre du sexe?
  • Les bordels seront-ils admissibles au financement des emplois d'été?
  • Ceux qui font la traite humaine deviendront-ils des gestionnaires de l'accueil?
  • Les villes canadiennes deviendront-elles des destinations de tourisme sexuel?
  • La police achètera-t-elle du sexe dans les communautés qu’elle protège?
  • Les forces armées achèteront-elles du sexe dans les points chauds du maintien de la paix?
Pourquoi pas? Si c’est légal, c’est légal.

1 Cho, Seo-Young and Dreher, Axel and Neumayer, Eric (2013) Does legalized prostitution increase human trafficking? World development, 41 . pp. 67-82. ISSN 0305-750X

2 Bright Light on the Red Light, The Truth About Prostitution, EndSexualExploitation.org

[English Version]

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